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Carla et moi

Aujours’hui est  The Day où j’ai eu la honte de ma vie. Je m’explique…

Lundi matin, tout le monde sait que l’on est pas forcément très opérationnel au niveau du contrôle de soi et de l’activité cérébrale après un week end digne de son nom à traînasser et profiter de la vie. Je n’en dirais pas plus, ça relève de mon intimité.

Donc ce matin, j’engueule copieusement ma fille qui, dès le lundi avait trouvé le moyen de se mettre en retard avec le risque de rater le bus. Il était de plus hors de question que le Yellow School Bus parte sans elle,  je savais que le voyant d’essence de la voiture était au rouge depuis hier matin. Je sais, je manque de perfection logistique, mea culpa.

Or donc, je lui tombe dessus telle la mégère pré-ménauposée et ma pôôôvrette se met à pleurer. Aussitôt le remord m’assaille et je me dis que j’aurais dû suivre des cours pour être une parfaite maman et communiquer dans la paix et l’harmonie.  Je pense à la Zénitude Attitude, respire un grand coup, la harpie que je suis se calme, ma fille claque la porte et appelle l’ascenseur et je lui cours derrière pour la consoler, oubliant que ce matin je portais ça :

Mon Peignoir Rose

Mon Chéri, ne lis pas cet article où alors oublie aussitôt après l’avoir lu…

Bref, habillée de mes atours de vamp, décorée du  grand sourire de la douce et parfaite Maman que j’étais promptement redevenue, j’ouvre la porte derrière ma fille et je me tape la honte de ma vie en tombant sur mon voisin, un anglais flegmatique qui me salue avec un très léger sourire en coin.

- Good morning, how are you ? lui lançais-je dans mon plus pur accent british teinté de relents franchouillards.

Mon voisin n’a rien dit, j’ai juste perçu un sourire de plus en plus britannique : ma fille était bidonnée de rire et moi j’ai décoché un énorme sourire de circonstance et me suis empressée de fermer la porte.

Et voilà, conclusion : j’affole les anglais, normal mon modèle c’est Carla Bruni, avec le peignoir rose en plus. La prochaine je le refais avec  les bigoudis assortis.

Perfide Albion…

Phuket, paradis perdu

Voir Phuket et mourir !

Enfin, après plus de deux ans à Singapour, je me suis décidée à aller à Phuket. Pour être plus exact, Mon Chéri y allait pour faire du business, c’est dur d’être expat en Asie, et je me suis dit qu’il ne fallait mieux pas le laisser tout seul dans ce lieu de débauche. On ne sait jamais, les thaïlandaises sont de belles femmes. Et voilà :

Dans le cadre d’une petite excursion organisée,  j’ai pu découvrir la vraie vie des touristes à Phuket, sur l’île de Khai à moins de 30 minutes en speed boat de la côte. Petit récit des péripéties :

Le gentil guide nous emmène à toute allure sur son beau bateau années 80 prenant un main plaisir à faire taper la coque sur l’eau histoire de m’abimer un peu plus les vertèbres. Puis il nous octroie 30 minutes pour faire du snorkeling (plongée avec tuba pour les non-initié aux plaisirs nautiques) en plongeant du bâteau. Nous n’étions que 6 sur 20 à oser l’aventure, tous avaient moins de 30 ans, j’étais donc la seule ménagère de plus de 40 ans à me lancer dans cette plongée de haut niveau. Chers lecteurs, vous pouvez être fiers de moi … une vraie James Bond girl.

Une fois séchés et remontés sur le yacht, nous repartons à vive allure (merci pour les vertèbres) en direction de Khai Island. Là le gentil et dynamique animateur nous lâche généreusement une heure, ni plus ni moins, collation incluse.

L’idée générale est de bronzer sur la plage, une fois que l’on a réussi à trouver un transat et une fois les 100 bath de location dudit transat payé. Ensuite, on laisse son sac sur le transat et on a le droit de replonger, en respectant bien sûr le délai imparti des 60 minutes. 

Et malgré tout cela, malgré les odeurs de crème solaire, malgré la chaleur brûlante, malgré les 100 touristes amassés sur 200 mètres carrés, malgré les fumées des bateaux (15 alignés en rang d’oignon), malgré le masque pourri qui prend l’eau, malgré les sacs plastiques dans l’eau que l’on prend pour des méduses, l’excursion est superbe…. on plonge dans un aquarium géant, dans une eau à 28° remplie de poissons multicolores et on s’émerveille des merveilles de cette bonne vieille terre.

Cerise sur le gâteau, je me suis retrouvée face à face avec un très gros poisson rouge, blanc et noir : un japonais avec un masque et un gilet de sauvetage, qui devait être comme moi, absorbé par la contemplation des petites bêtes, et qui a été assez surpris de me voir arriver dans mon plus beau bikini. On s’est levé en même temps, on avait de l’eau jusqu’à la taille et on a éclaté de rire.

Ca, c’est Phuket, mélée de zénitude attitude : un éclat de rire avec un japonais en maillot de bain portant masque et tuba. J’ai enfin pu créer un lien avec un habitant de l’empire du soleil levant. Pour faire de la communication interculturelle de haut niveau, rien ne vaut une petite séance de snorkelling et rien que pour ça,  j’ai bien fait d’accompagner Mon Chéri sur l’île de la débauche et du tourisme.

Obama et le Père Noël à Singapour

Obama est semble t-il en route pour Singapour pour assister aux rencontres de l’APEC et rencontrer 10 chefs d’Etat. Le chef cuistot de l’Istana, le palais présidentiel, peaufine le menu du lunch pour célébrer la première visite d’Obama en Asie du Sud Est; on imagine le stress dans les cuisines, à moins que tous aient adopté une zénitude attitude de circonstance. Des embouteillages surprises apparaissent régulièrement depuis quelques jours, il faut laisser passer les convois de voitures noires à grand renfort de policiers. Et surtout, j’ai enfin compris pourquoi les décorations et les illuminations de Noël avaient été installées dès le 5/6 novembre cette année : pour accueillir en grandes pompes tout ce beau monde. En parlant de pompes, jetez un oeil attentif sur celle du Père Noël ci dessous :

Père Noël pour Obama

 

On remarquera l’oeil mutin du renne à gauche et le style décontracté, la jambe croisée et le déhanchement sexy, et le père Noël semble nous dire : OK on est pas mal ici, mais il fait chaud, il aurait pu nous mettre un parasol. Plus que 8 jours avant l’arrivée d’Obama et 45 jours avant Noël. Quant aux rennes situés à droite du Père Noël, je ne serais pas étonnée qu’un beau jour, ils lâchent leur jolis paquets sur les automobilistes qui circulent.

Mon petit doigt me dit qu’Obama séjourne dans un hôtel tout proche de ce magnifique Tori singapourien.

Au pays du Soleil Levant

De retour à Singapour après 11 jours au pays du Soleil Levant, je vous propose quelques réflexions afin de partager avec vous mon émerveillement devant ce beau pays.

1/ Un Japonais et un Singapourien ont un point commun essentiel : leur amour pour le sac Vuitton, et en bon petit français franchouillard, on ne s’opposera à cette excellente pratique qui contribue à rétablir le solde de la balance commerciale.

2/ Les Japonais ont un sens aïgu de la propreté et de l’hygiène : les toilettes publiques sont toutes équipées de WC Toto dernier cri, avec rinçage personnalisé, douchette appropriée. Pour ajouter une petite touche de total bonheur, ils ont conçu des toilettes chauffantes, le luxe absolu pour ceux qui ont les fesses froides.

3/ La discipline et la politesse règnent, ce n’est pas un vain mot, mais un moyen essentiel pour pouvoir vivre en harmonie, sachant que le Japon est principalement un pays montagneux et que la population s’agglutine sur un espace plat relativement réduit. On a tout de même croisé quelques rebelles gothiques.

4/ Les femmes sourient et ont même les rides qui vont avec leur sourire, j’en ai pris bonne note et ai passé 11 jours en sourires et courbettes, et quand je serai très très vieille, j’aurais un U à la place de la bouche. Avoir un bon dos pour les courbettes, on risque de rester coincé à la longue.

5/ Parler japonais, ce n’est pas si difficile, et on arrive plutôt bien à se faire comprendre avec les mains. Heureusement les menus comportent des photos, on a donc mangé ce que nous avions commandé. Je ne sais pas comment font les Japonais en France, avec nos menus sans photos…

6/ Comme nous, ils ont de magnifiques autoroutes, un beau Shinkansen ultra rapide mais n’ont à priori pas trop peur des limitations de vitesse à 80km. Il faut dire que c’est dur à tenir quand l’autoroute se déroule devant vous… J’attends les PV.

7/ J’ai adoré le GPS qui indique tous les Tori, les temples, les ruines, mais pas encore les Mac Do comme le GPS écossais. Dommage qu’il ne parle pas anglais…

8/ Les Japonais savent faire les croissants, c’est le seul pays qui pourraient nous tenir tête en la matière, on a du soucis à se faire. Idem pour les gateaux au chocolat.

9/ Rien ne ressemble plus à une banlieue qu’une autre banlieue, la mondialisation est passée par là, un peu dommage.

10/ Je recommande à tous ceux que le peuvent d’aller au Japon, dépaysement et zénitude attitude garantis. On revient l’esprit léger, le portefeuille plus qu’allégé, la bedaine arrondie (les croissants !!!) en se disant que l’essentiel est ailleurs.

Le stress et la constipation du poisson d’aquarium singapourien : un problème de société

Voici trois fabuleux clichés extraits du Strait Times, à la rubrique petites annonces, qui me laisse penser qu’on a les problèmes que l’on mérite.

 

Analyse de la constipation

Analyse de la constipation

poisson constipé

That is the question

Très sérieusement nos amis du journal local ont donc consacré à cet ennuyeux problème près de trois petites colonnes. J’ai  surtout beaucoup aimé l’anlyse des symptômes : gros ventre et diminution de la quantité d’excréments, ce qui, de  fait,  donne moins de boulot à la ménagère de l’aquarium. Mais ce que j’ai vraiment découvert c’est que le stress du poisson était en partie du à ses soucis d’intestins. Il faut le savoir. D’où l’analyse suivante : comment reconnaît-on un poisson stressé : listlessness; apathie, solitude et perte d’appétit…. Au moins on apprend du vocabulaire !

Cet article m’a ammené à une réflexion quasi métaphysique sur la psychologie piscicole :  pourquoi un poisson se constipe t-il ,  y a t-il d’autres sources de stress du pauvre petit poisson?

Quelques éléments de réponses sont ci dessous proposés, qui appellent à un vrai débat :

- le poisson singapourien est trop bien nourri,

- il ne mange pas assez de légumes et de fruits

- l’incessant ballet du poisson dans son aquarium, pour distraire son propriétaire, est source de stress

- un stress insconcient et collectif du poisson qui craint son prédateur, l’homme, et sa canne à pêche.

- un éclairage extérieur défaillant, l’absence de bruits rassurants d’autres amis poissons.

- une formation défaillante du poisson à l’apprentissage de la zénitude attitude. 

 

J’attends la suite de vos réponses avec impatience pour enclencher enfin un vrai débat !

Je cherche aussi des éléments de réponses sur la constipation de l’expatrié et des conséquences de cet état sur son niveau de stress, du à la perte des repères, à l’éloignement de sa famille, aux différences interculturelles, à l’absence de travail du conjoint qui suit etc etc…

En conclusion,  je laisse la parole au fabuleux dessinateur des classified du Strait Time

 

Attention aux gaz, propulsion inversée

Attention aux gaz, propulsion inversée