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14 mai 2010 - Publié par Hélène sous Nains Expat, Singapour |
J’ai déjà souvent parlé de la scolarisation à Singapour, notamment au LFS http://www.lyceefrancais.edu.sg/index.htm, mais j’ai toujours oublié de poster The photo of The Piscine, qui me fait rêver à chaque fois que je mets les pieds au LFS:
 Piscine du Lycée Français de Singapour
Il faut savoir que ce lycée vient de s’agrandir, les travaux devraient être finis pour la rentrée prochaine, et qu’il ne faut pas hésiter à s’inscrire sur les listes d’attente, beaucoup de places se débloquent chaque année. Le lycée suit le programme français, ce qui facilite grandement la réinsertion lorsque l’on rentre en France et propose un enseignement bilingue de la maternelle à la 4ème l’année prochaine. Comme on peut l’imaginer, les places en bilingue sont chères, élèves très moyens ou débutant s’abstenir…
Si on veut être sûr que ses enfants reviennent bilingues après leur séjour à Singapour, il faut considérer l’inscription dans les autres écoles internationales : l’OFS, http://www.ofs.edu.sg/, a le bon goût d’accueillir des élèves de multiples nationalités et propose une mise à niveau en anglais si nécessaire. Le système d’enseignement est plus anglo saxon, sans doute moins théorique que le système français, mais il faut mieux inscrire vos enfants en parallèle au CNED pour être certain qu’ils puissent se réadapter en rentrant en France… Là est tout le problème des écoles internationales. Il faut savoir que la plupart préparent à l’International Baccalauréat.
A voir aussi : l’école canadienne, http://www.cis.edu.sg/cis/, l’école américaine http://www.sas.edu.sg/, l’école australienne http://www.ais.com.sg/ ou même l’école indienne http://www.dps.edu.sg/html/index0.htm.
Dans tous les cas, comparez attentivement les tarifs de scolarisation, ils vont du simple au double et mon petit doigt me dit que la moins chère pourrait bien être la française…
7 mai 2010 - Publié par Hélène sous Nains Expat |
En discutant avec une de mes amies, et oui j’ai tout de même des amies non virtuelles, en chair et en os, je me suis rendue compte des difficultés que nos chers petits adolescents peuvent rencontrer quand, enfin, ils sont en terminale et s’apprêtent à aborder l’enseignement supérieur. Fini la belle vie choyé par les gentils professeurs des tropiques, la maid à domicile, l’argent coulant à flot, le théâtre en anglais, les cours de musique à domicile, la piscine dans le lycée, le touch rugby et le rugby sous 33°, bref fini la vie d’enfant expatrié. Il va falloir se prendre en charge !
Pause nature et photo, avant d’attaquer les problèmes de fond.
 Rugby au LFS, on pousse, ça défoule
Revenons aux choses sérieuses : le parcours du futur étudiant commence en réalité dès la fin du premier trimestre et on se doit, en parent prudent et avisé que nous sommes tous, d’imaginer les trois situations suivantes :
- Votre enfant est brillant (ils le sont tous, c’est normal ce sont nos enfants, même si parfois les profs ne s’en rendent pas compte), je reprends : votre enfant est vraiment brillant et même les profs s’en sont rendu compte, il a un très bon dossier depuis la petite section de maternelle, où il était premier en coloriage. Aucun problème pour lui, il remplit ses dossiers par internet et sera pris en prépa à Louis le Grand ou Henri IV. Son avenir est assuré, il quittera le nid fin août, intègrera sa prépa, sera peut-être de surcroit pensionnaire. Bref vous pourrez frimer devant vos copines, qui appartiennent au 95% des parents d’enfants moyens voire nuls.
- Réflexion faite et grâce à la prise de conscience que vous venez d’effectuer en lisant ce blog magnifique, il s’avère que votre nain est moyen, ce que vous saviez depuis la petite section en vous désolant sur le côté brouillon de ces coloriages mais que vous n’osiez pas vous avouer depuis 15 ans. S’il sait à peu près ce qu’il veut faire, vous avez déjà gagné 3 points bonus dans votre quête des études parfaites, mais l’expérience prouve que c’est rare. Reste ensuite à faire ses voeux sur internet (encore …) , préparer ces dossiers pour les écoles, réserver les billets d’avions pour aller passer les examens en France ou ailleurs, tout cela ayant été soigneusement budgeté l’an dernier, car nous sommes des mères parfaites (hum…)
A mon avis, mais je ne parle qu’en théorie, il s’agit de cibler au mieux pour éviter que votre enfant chéri ne se retrouve à poil sans études à la rentrée de septembre (pour se motiver, on l’imagine avachi devant la Télé 24h/24, 7 jours sur 7 quand on prendra le café avec les copines qui font partie des 5% d’heureux parents ci dessus cités. Rien qu’en y pensant, on regagne tout de suite son énergie pour lui coller un coup de pied au c…). Et pour corser le tout, en papotant avec ma copine, j’ai appris qu’il y avait des quotas relativement faibles de places réservées au élèves venant des lycées français de l’étranger, d’où difficulté supplémentaire si votre Nain est vraiment très moyen.
- Et finalement, il faudrait peut être mieux que votre rejeton soit complètement nul ce qui lui donnera un an de plus pour se faire un bon dossier, pas sur votre canapé de préférence, passer de nul à brillant pour se placer dans la situation 1 (on peut rêver). Pour une fois, encouragez le à rater au passage son bac, car la pire situation serait d’avoir un dossier nul, le bac en poche, à ce moment plus moyen de redoubler et votre nain se retrouve sur le canapé devant la télé pour une durée indéterminée. Tout cela sous réserve bien sûr que le lycée le reprenne l’an suivant, au passage une petite info : pas de places en ce moment au LFS : http://www.lyceefrancais.edu.sg/index.htm, info à revérifier prochainement.
Donc pour conclure, la partie n’est pas gagnée d’avance, on pleurera toutes à chaudes larmes quand notre bébé partira brillamment en septembre prochain mais en revanche nos sanglots seront crocodilesques et rageurs s’il passe l’an prochain à glandouiller devant la télé en pillant le frigo. Sur ce, je compatis avec tous les parents de nains en terminale et leur souhaite bon courage pour la dernière ligne droite avant les examens du Bac.
11 mars 2010 - Publié par Hélène sous Nains Expat, Singapour |
J’ai trouvé dans le cabinet de mon médecin généraliste cette petite perle de pédagogie ci dessous éditée avec le soutien du Ministère du développement communautaire, de la jeunesse et des sports en association avec l’association Family Matters.

Rentrons dans les détails : la brochure explique comment gérer les problèmes de discipline avec ses enfants sans tomber dans le child abuse, qui pourrait se traduire par les corrections physiques répétées, le harcèlement psychologique, les abus sexuels et la négligence de soins et d’éducation nécessaires au bon développement.
Une vingtaine de trucs et astuces sont proposés allant de la maîtrise de sa voix, à l’attitude positive à avoir quand un enfant se comporte mal, en passant par l’usage à bon escient des récompenses, la valeur de l’exemple, l’usage des distractions face à un gros caprice, et la nécessaire cohérence de vues entres les deux parents.
Tout cela pour dire que, une fois de plus, j’ai été surprise de trouver dans ce petit cabinet de généraliste cette liste de bons conseils pertinents pour bien m’occuper de mes enfants. Reste maintenant à les appliquer…
8 mars 2010 - Publié par Hélène sous Secrète vie quotidienne |
Aujours’hui est The Day où j’ai eu la honte de ma vie. Je m’explique…
Lundi matin, tout le monde sait que l’on est pas forcément très opérationnel au niveau du contrôle de soi et de l’activité cérébrale après un week end digne de son nom à traînasser et profiter de la vie. Je n’en dirais pas plus, ça relève de mon intimité.
Donc ce matin, j’engueule copieusement ma fille qui, dès le lundi avait trouvé le moyen de se mettre en retard avec le risque de rater le bus. Il était de plus hors de question que le Yellow School Bus parte sans elle, je savais que le voyant d’essence de la voiture était au rouge depuis hier matin. Je sais, je manque de perfection logistique, mea culpa.
Or donc, je lui tombe dessus telle la mégère pré-ménauposée et ma pôôôvrette se met à pleurer. Aussitôt le remord m’assaille et je me dis que j’aurais dû suivre des cours pour être une parfaite maman et communiquer dans la paix et l’harmonie. Je pense à la Zénitude Attitude, respire un grand coup, la harpie que je suis se calme, ma fille claque la porte et appelle l’ascenseur et je lui cours derrière pour la consoler, oubliant que ce matin je portais ça :
 Mon Peignoir Rose
Mon Chéri, ne lis pas cet article où alors oublie aussitôt après l’avoir lu…
Bref, habillée de mes atours de vamp, décorée du grand sourire de la douce et parfaite Maman que j’étais promptement redevenue, j’ouvre la porte derrière ma fille et je me tape la honte de ma vie en tombant sur mon voisin, un anglais flegmatique qui me salue avec un très léger sourire en coin.
- Good morning, how are you ? lui lançais-je dans mon plus pur accent british teinté de relents franchouillards.
Mon voisin n’a rien dit, j’ai juste perçu un sourire de plus en plus britannique : ma fille était bidonnée de rire et moi j’ai décoché un énorme sourire de circonstance et me suis empressée de fermer la porte.
Et voilà, conclusion : j’affole les anglais, normal mon modèle c’est Carla Bruni, avec le peignoir rose en plus. La prochaine je le refais avec les bigoudis assortis.
Perfide Albion…
17 février 2010 - Publié par Hélène sous Nains Expat |
Toutes les 6 semaines les écoliers scolarisés dans le système des lycées français à l’étranger se retrouvent en vacances. Vous me direz, c’est la même chose qu’en France, étant donné que le calendrier scolaire des écoles et lycées du réseau AEFE, http://www.aefe.diplomatie.fr/guide.php est similaire à celui des écoles, collèges et lycées basés en France. Une seule exception, me semble t-il, dans cette belle harmonie administrative, la Nouvelle Calédonie et La Réunion qui ont leurs grandes vacances et leur fin d’année scolaire en décembre.
Bref, voici le problème posé : 15 jours de vacances, 6 semaines de travail.
Parfait, me direz-vous, pour le respect des rythmes de nos chers petits et grands. Je suis d’accord sur le fond mais notre bon ministre de l’éducation n’a pas pensé au respect du rythme de vie des pauvres parents de ces chers enfants. L’écolier ou lycéen non expatrié en profitera pour aller voir ses grands parents, ses amis ou, mieux, suivre quelques séances de travail bien organisées par un organisme sérieux pour renforcer ses compétences ou combler ses lacunes . Son homologue expatrié, est lui, seul au bout du monde, sans famille, avec des amis certes, mais sans cours de soutien.
Que faire alors de tout ce temps libre ?
1/ Si ses parents ont la chance d’avoir autant de vacances que lui, ils pourront profiter ensemble pour voyager aux alentours et découvrir de nombreux pays. Les voyages forment la jeunesse et allègent le porte monnaie des valeureux travailleurs expatriés. On ne commentera pas plus loin.
2/ Si les parents ne peuvent s’octroyer de nombreuses vacances, leurs enfants pourront bien sûr faire des activités éducatives avec le parent qui ne travaille pas (mais qui se lasse étant donné la fréquence des congés et qui a tout d’un coup un besoin urgent de se rendre à ses activités http://expat.tartouille.com/2009/09/de-la-dure-vie-dune-femme-dexpatrie-et-de-ses-nombreuses-activites/)
Heureusement les enfants d’expatriés savent s’occuper tout seuls comme des grands : soit à faire leurs devoirs de vacances de façon autonome (peu probable), soit en allant voir leurs amis oisifs dans la même situation, ou parfois … en passant du temps devant une console de jeux ou derrière des jeux en ligne.
Dans tous les cas, c’est le bonheur pour eux car sans parents ou avec un parent à mi-temps voire moins (avouons le, on est soudainement ravie d’avoir nos activités à ne surtout pas manquer pendant les vacances), nos chers petits n’ont pas de grands parents ou étudiants sérieux et recommandés pour les surveiller.
On se fie donc au personnel de maison, bonne ou chauffeur, ou mieux bonne et chauffeur, quand on en a, pour encadrer nos chérubins, en sachant bien sûr que l’enfant est roi pour nos employés, peureux de se faire virer s’ils s’opposent aux volontés de ces petits chefs … Mais pour une fois, on mettra de côté nos sacro-saint principes d’éducation.
A défaut de personnel, le parent indigne ou inquiet se consolera plus ou moins avec un téléphone portable, en priant pour que le réseau ne lâche pas. Ce dernier ustensile n’a absolument aucune vertu de sécurité, il rassure juste les parents et leur donne bonne conscience. Nos enfants ou ados expatriés ont donc une liberté quasi totale et assurée. Mais après tout, ils ne sont pas fils ou filles d’aventuriers pour des prunes …
Et heureusement on a inventé Facebook pour que nos enfants abandonnés pendant les vacances aient un miminmum de contacts sociaux sans bouger de chez eux. Je suis d’ailleurs très impressionnée de voir la taille des réseaux de notre progéniture, réseau acquis en 3 semaines, là où nous avons besoin, nous, dinosaures préhistoriques de la communication virtuelle, de plus de 5 mois pour nous faire des amis sur ce réseau.
Tout ça pour dire que les vacances scolaires des enfants d’expatriés, ce n’est pas si simple, et que l’on aimerait bien avoir de temps en temps des grands parents dévoués et téléportables.
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