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26 juillet 2010 - Publié par Hélène sous Voyage et escapade |
Le réponse est définitivement OUI, j’en reviens tout juste d’où un silence radio depuis quelques temps. Salivez en image :

Ci dessus la vue prise lors d’une descente de piste beginners, largement suffisante pour mes vieux os. Lorsqu’on dévale les pentes entourant Queenstown, dans l’île du Sud de la Nouvelle Zélande, on peut donc admirer les fjords majestueux du Seigneur des Anneaux…
Aucun risque de se prendre un arbre par inadvertance, absorbé que l’on est par la beauté du paysage, il n’y a en a aucun, les pistes sont totalement libres. En revanche, on fera attention aux nombreux surfeurs.
Trois types de pistes : vertes pour beginners, bleues pour intermédiaires et noires pour les plus chevronnés. Personnellement j’ai essayé beaucoup les vertes, un peu moins les bleues et me suis contenté d’admirer la pente quasi verticale, sans bosses des noires…
Et le plus plus plus du séjour est sans aucun doute le Chocolate cake fondant de chez Lucindo, resto situé au bord du lac de Queenstown, qui vous remet du gras dans les fesses si par hasard vous en aviez perdu en haut des pistes.
Et le ++++++, c’est de dire aux copines qu’on a été skier en juillet… C’est la BA, Branchitude Attitude.
9 juin 2010 - Publié par Hélène sous Singapour |
Qui l’eût cru, il est possible de faire du patin à glace à Singapour, preuve en image :

On admirera les pirouettes des singapouriens…. Ca vaut le coup d’aller y faire un tour avec ses enfants d’autant plus que le ticket d’entrée est valable 2 heures donc on est sûr de ne pas y passer la journée.
Pour plus d’infos : http://leisurepark.com.sg/ice_skating.html
Et parfois il faut trouver la solution pour les résoudre au mieux…
Mon voisin d’en face, que j’espionne régulièrement, tel James Stewart dans Fenêtre sur Cour, est l’heureux propriétaire d’un magnifique appartement avec piscine privée au 4ème étage. Le pauvre n’a pu se faire construire qu’une piscine semi olympique de 25 mètres de long et ne peut donc pas faire ses longueurs, contrairement à moi qui habite dans un condo de base, avec une piscine ras les paquerettes mais de 50 mètres de long… Au passage, pour ceux qui ne vivent pas Singapour, il faut savoir que la plupart des condominiums (condo dans le jargon local) offrent à leurs heureux locataires ou propriétaires la jouissance d’une piscine, d’une salle de sport, d’un play ground pour les enfants et d’une function room pour organiser des fêtes sans déranger les voisins. Avoir une piscine quand on habite en appartement est donc relativement courant et pas snob du tout. Dans les maisons, c’est nettement plus rare et surtout beaucoup plus cher, on l’imagine aisément.
Revenons donc à mon voisin qui a trouvé la solution pour jouir de sa piscine en surplomb et garder un petit ventre plat, enfin presque plat :

Pas mal non l’accrochage des pieds et la brasse coulée ? sauf qu’il ne va muscler que le haut du corps… et en plus si les pieds lâchent, le gars se prend le mur. Moi je dis : Vive les piscines de prolos pour une musculation harmonieuse !
7 avril 2010 - Publié par Hélène sous Secrète vie quotidienne |
Dans le genre saga de la ménagère, je poursuis brièvement avec mon Carrefour, juste pour défouler ma haine sur la toile : aujourd’hui « ils » m’ont livrée en se trompant de caddie : résultat je me retrouve avec de la sauce chili, des tonnes de céréales et de serviettes en papier sans parler du PQ dans mon salon. J’enrage, leur messagerie téléphonique est bloquée, la boite est pleine, et en plus ce matin les aubergines étaient pourries !
Bon, on se calme. J’en ai une autre pas mal sur le forcing commercial des singapouriens dans lequel je suis tombée à deux pieds joints.
L’histoire commence il y a un mois, lorsque je me résouds enfin à m’abonner à un cours de Pilates histoire de perdre mes quelques nombreuses rondeurs de ménagère de plus de 40 ans. Je me dévoile de plus en plus, c’est terrible. En plus mon amie Uma (Thurman ! bah évidemment, vous l’aviez deviné) fait comme moi du Pilates, c’est ça la branchitude attitude. J’ai les yeux clairs comme elle, c’est un début .
Bref, je prends mon courage à demain deux mains, ma carte visa et je commence à me délester de quelques singapours dollars en achetant un package de cours de gymnastique, pilates, stretching, body building, belly dance et j’en passe. Au départ, je ne voulais prendre que les cours de Pilates, vu mon grand âge, mais la jeune fille de l’accueil m’a expliquée que ce serait mieux pour moi de prendre le « Package » et que cela me fairait du bien. Encore un jugement péremptoire. Vu sa ligne à elle, je n’allais pas lui répondre « et poulette c’est toi qui devrait faire de la gym », il n’y a pas à dire on est vraiment affaiblie et influençable quand on est ronde !
Tartouille et coquette que je suis, je tombe dans son piège, et je paye le forfait, plus l’abonnement, plus les frais administratifs (qui couvrent les 5 minutes que j’ai passé à remplir moi même la fiche de renseignement !). Elle est peut-être svelte, mais moi je dégaine super vite ma carte visa bien remplie (merci Mon Chéri), et en plus en quand j’ouvre ostensiblement mon portefeuille on voit que j’en ai 5 ( 2 sont en fait des cartes de miles d’avion, mais ça fait une super illusion… )
Motivée et croyant à une renaissance, je me lance dans ce programme de restructuration physique et psychique (merci Joseph Pilates). Evidemment au bout d’une semaine, j’ai soudainement pleins de trucs à faire pile poil aux horaires des cours, mais je maintiens vaillamment mes 2 heures de Pilates par semaine (pour lesquels je vous le rappelle, j’avais poussé la porte du club de gym !).
Sur ce, je pars 2 jours en voyage à Bali, puis le Week End de Pâques arrive, les Orangs Outans de Bornéo m’appellent de leurs mâles cris sauvages et je finis par rentrer dans le droit chemin du sport régulier dans mon petit club de Singapour. J’arrive donc, la fesse toujours rebondie (normal, on mange bien à Bali, et les tables de Bornéo sont célébres pour leur grande délicatesse…); donc j’arrive à mon cours de Pilates et la même jeune fille de l’accueil, toujours aussi svelte sans bouger de sa chaise, m’explique que je n’ai plus que 3 jours pour faire 5 séances…
Pause nature (ce récit est tellement palpitant) ci dessous, pour vous montrer au passage que nos amies les bêtes n’ont pas besoin de package de gym, ya pas de justice.
 Orang Outan en stretching à Bornéo
Reprenons, de deux choses l’une : ou je perds mes séances et j’enrage financièrement ou je me colle les 5 séances en 3 jours histoire de donner tort à ce forcing commercial et à la jeune fille qui rigole en me voyant. Furieuse d’avoir été prise pour une Tartouille, je me lance dans la 2ème voie, j’épuise tout de suite rageusement une séance de Pilates (même Joseph ne parvient pas à me calmer).
Il me reste 4 séances, nous sommes mardi à 19h15, je délaisse Mon Chéri et mes nains et j’enchaîne illico presto sur la dance jazz, niveau 1. Ma fureur s’arrête net et mon orgueil gonflé à bloc en prend un coup : le jeune prof à la gueule de rappeur me met devant l’échec de ma vie, à savoir une incapacité totale à coordonner les bras, les jambes, et les pirouettes sur moi même grâce à laquelle j’ai failli me retrouver les 4 fers en l’air. Une nouvelle amie singapourienne a pitié de moi et m’explique qu’elle en est à son deuxième trimestre (soit près de 20 séances, elle s’est bien fait pigeonnée), ça ne me rassure pas plus que cela, je n’ai de toute façon pas l’intention de m’acharner à faire des pirouettes et des pas chassés.
Ce soir, je sors du stretching avec le même prof rappeur : il frimait comme un malade en faisant le grand écart, (presque comme sur la photo, le grand écart, voyons pas mon prof ! lui il a une casquette et si on compare trop ce blog aura le service de protection des animaux ou celui des rappeurs sur le dos).
Moi, j’avais du mal à faire un angle de plus de 100° (ce que je trouve déjà pas mal, soit dit en passant). D’ailleurs il m’a dit « Not bad for you ». Dois-je prendre comme de la pitié ou comme un compliment, je m’interroge toujours…
Mais je ne me démonte pas car demain j’attaque le body shaping (vais-je encore me retrouver avec le rappeur ?) et je finirai mon abonnement d’un mois par un cours de salsa endiablé, sauf si je suis achevée avant. Faut vraiment être une femme d’expat pour faire des trucs pareil !
Tout ça pour dire, que ces packages de séances, c’est vraiment de l’arnaque quand on n’aime pas trop le sport, mais que c’est aussi super bien pour vous forcer à en faire. The question is : est ce que je signe pour un autre mois comme ma copine Uma ? Mon corps de déesse parlera de lui même demain, je serai soit morte soit svelte et surtout la nuit porte conseil !
Au moment où je mets ce point final, Carrefour m’appelle pour s’excuser « so sorry so sorry » dit 4 fois ! »ils » sont bien quand même chez Carrefour ! Si c’est pas du quasi direct, c’est au moins du Dallas cette saga.
La grande mode, oups pardon, la branchitude attitude, en ce moment est d’avoir un coach personnel spécialisé en problèmes interculturels, dans un langage plus simple, avoir quelqu’un qui vous écoute dans les moments difficiles, qui vous donne le bon conseil pour ne pas sombrer et rentrer chez Maman et qui sait comment être le parfait expatrié…
Du coup, je me suis interrogée sur la pertinence de l’usage d’un coach pour les expatriés, question d’autant plus intéressante qu’à l’époque, quasi préhistorique où j’ai quitté ma douce France, en 2000, la spécialité coach d’expatrié n’existait pratiquemment pas, nous étions aux débuts de l’interculturel.
Je me suis débrouillée toute seule comme une grande, gnagnagnère, même si je me serais assez bien imaginée comme ça avec mon coach atterrissant en Afrique, il se prend le mur en premier, ça me va.
 Tartouille et son Magic Coach
Petite synthèse du pour et du contre en 12 points, on commence par le contre :
Contre l’usage d’un coach d’expatrié :
1/ on peut être fière de s’être adaptée toute seule comme un grande, gnagnagnère, je sais, je suis fière, ça frise l’orgueil ou l’orgasme au choix !
2/ Ca coûte cher, encore un truc à négocier avec la boite et les temps sont durs avec la crise. J’imagine bien la discussion : vous êtes muté au Nigéria, vous préférez le coach ou le gilet pare-balles. Soyons futiles, je me contenterai de soigner mon apparence, négligeant mon moi profond, je prends le gilet, à fleurs s’il vous plait, c’est plus seyant.
3/ Il arrive souvent qu’on n’ait pas le temps d’y avoir recours : allez les Chabada, vous partez pour Pétarouchnok dans 15 jours, à prendre ou à laisser, du vécu pur cru 3 fois. Déjà que c’est dur de planifier un déménagement de container, alors imaginez un coach là dedans. Ceci dit le coach pourrait nous aider à trier et emballer pour faire rentrer les 40 mètres cubes de souvenirs et babioles indispensables dans les 20 mètres cubes alloués par la boite ! Voilà un nouveau métier qui pointe son nez : coach de déménagement. Ca je peux le faire tout de suite.
4/ Si le coach nous met face à encore plus de difficultés que celles qu’on avait imaginées, on n’a plus du tout envie de partir. Personnellement, si on m’avait expliqué la Guinée avant et mes réactions possibles face à la misère du monde, je n’y aurais jamais mis les pieds, et pourtant j’ai pleuré de tristesse en partant, snif snif.
5/ Si tout est anticipé, c’est beaucoup moins l’aventure. Les expatriés ont souvent au fond d’eux un petit goût pour les terras incognitas, quelles soient géographiques, professionnelles ou personnelles.
6/ Un coach, c’est bien mais après on doit être parfait, en plus la boite a payé pour vous, donc on n’a plus droit à l’erreur et on ne peut plus râler tous les matins. Mon Chéri aurait peut-être dû me l’offrir ce coach … pour la paix des ménages.
J’ai épuisé le sujet des « contre » pour le moment, passons aux points positifs:
1/ Il parait que les coachs vous aident surtout pendant les 100 premiers jours pour vous adapter, et là ça doit être pas mal pour éviter de se faire regarder de travers, voire insulter ou arnaquer par les locaux quand on n’a visiblement pas fait comme il fallait. C’est ce qu’on appelle la gestion du choc culturel, et oui Madame, ya des mots pour ça !
2/ Les coachs s’occupent de celui qui bosse ! Comme ça, celui qui suit, dit le suiveur, est tranquille. Il n’a plus à écouter tous les problèmes de boulot et peut totalement se consacrer à des choses importantes comme par exemple comment décorer sa maison et tester les restaurants et les clubs de sports (après les restos pour avoir bonne conscience). Une fois de plus vive la futilité.
3/ Le coach peut parait-il vous aider à apprendre rapidement la langue locale grâce à des méthodes efficaces. J’aimerais beaucoup tester ce volet du coaching, ayant déjà 3 livres du chinois pour débutants dans ma bibliothèque, ouvert chacun jusqu’à la page 4. Le problème, c’est qu’ils sont écrits en anglais, et que c’est assez dur d’apprendre la prononciation du chinois avec des exemples anglais quand on a un bon accent français en anglais. Je me comprends. OK, je vous vois venir, je vais acheter un livre de chinois en français… Ca fera 4 livres.
4/ Le coach vous aide à asssurer l’équilibre de votre vie familiale et professionnelle. Ca aussi j’aimerais beaucoup essayer, et je pense que le coach pourrait expliquer à l’employeur de Mon Chéri, que ce n’est pas la peine de faire sa semaine sur 2 jours et demi.
5/ Le Coach vous aide à gérer votre carrière à l’international et à développer votre projet de vie. Ca j’en rêve encore de ma carrière internationale. Oups, en fait le coach gère celle de Mon Chéri, moi j’ai mon projet de vie, c’est vrai, j’oubliais. Remarquez j’en rêve aussi de mon projet de vie, sauf qu’il est souvent contrecarré par les aléas de la vie.
6/ Le Coach vous aide à gérer l’impatriation. Ici je dis Respect et Une minute de silence pour tous ceux qui sont rentrés, dont je ferais un jour parti, et qui attendent impatiemment derrière leurs carreaux embrûmés l’arrivée d’un petit rayon de soleil lumineux et printanier.
Finalement ça a vraiment du pour et du contre le coach…
Votre expatriation, Madame vous la voulez avec ou sans coach ? Et l’accouchement vous l’avez fait avec ou sans péridurale ? Et le service, c’était dans les Paras ou la Marine ? Allez je m’arrête là, mais dans 20 ans, il y aura deux catégories, les avec et les sans, ça fera des dîners en ville pimentés.
Sérieusement, je suis preneuse des expériences des uns et des autres.
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