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31 mai 2010 - Publié par Hélène sous Singapour |
A l’heure du débat sur l’âge du départ à la retraite en France, je ne peux m’empêcher de vous soumettre ce petit cliché qui laisse non pas rêveur mais perplexe.

Le brave monsieur à gauche a gagné la médaille du meilleur homme de ménage de l’immeuble. Si l’on voit déjà bien qu’il a un certain âge, je peux vous assurer qu’il est toujours en excellente condition et je le vois balayer avec un grand sourire et très consciencieusement la cour du centre médical dans lequel j’ai l’habitude de me rendre. Finalement il a l’air en bien meilleure forme que moi. Chaque fois que je le vois, il me sourit des yeux, et je lui ai donc décerné la médaille de Zénitude Attitude de Singapour. Notre bonhomme appuie donc la thèse du « travail, c’est la santé » et je ne suis pas sûre qu’il serait moins heureux seul devant son poste de télévision à remâcher sa vieillesse. En tout cas, ça donne matière à réfléchir sur nos régimes spéciaux de retraite à 55 ans pour cause de pénibilité du travail passé … J’arrête là, sinon je vais politiser ce petit blog…
24 mai 2010 - Publié par Hélène sous Singapour, Travailler |
Pour une fois ils étaient en plein soleil :

Ils sont pour le moment, et depuis près de deux ans, en très grand nombre à finir de construire tout un nouveau quartier autour de Marina Bay et du Casino de Singapour. Je ne peux m’empêcher de leur rendre un hommage car finalement sans leurs nombreuses mains besogneuses et affairées, cette ville ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. On ne bâtit pas des cités avec uniquement des chiffres et des dossiers mais avec du muscle (ouaouh !!!) et de la sueur (beurk). Les travailleurs habitent sur place dans des baraquements et passent leurs journées sur ce site, dans les poussières de ciments et les bruits des camions.
Et l’hommage est appuyé quand on a expérimenté la chaleur qui régnait, je dégoulinais au bout de 10 minutes à prendre mes photos de bonne touriste, n’osant m’imaginer effectuant des travaux de force sous 38° à l’ombre.
On devrait climatiser toute la ville et la mettre sous verre pour que les travailleurs aient moins chaud.
22 avril 2010 - Publié par Hélène sous Mon Chéri, Singapour, Travailler |
Ceux qui arrivent à Singapour comme suiveur de leur conjoint expatrié se posent souvent la question de travailler ou ne pas travailler. Je ne veux décourager personne, mais, selon moi, ne pas travailler est une option à considérer, surtout si l’on sait d’avance que le séjour sur place sera de courte durée. Par courte durée, j’entends moins de deux ans. En effet travailler, c’est très bien, valorisant, intéressant, épanouissant, etc etc mais mais mais ….
1/ 20 jours de vacances par an, c’est vraiment pas beaucoup quand on vient du pays des RTT à gogo.
2/ les salaires ici ne suivent pas toujours même si malheureusement je manque de données plus précises sur ce sujet.
D’autres solutions sont alors envisageables :
1/ Faire des bébés, et non on rigole pas, il y a un taux de naissances record à l’Ambassade, c’est l’Ambassadeur qui nous l’a dit en personne il y a 2 ans. Moi je n’en ai pas fais, je ne sais plus comment on fait. Joker !
Hormis le fait que l’on reste 1 jour, voire 2 exceptionnellement, à l’hôpital, faire des bébés ici n’est si bête quand on sait qu’une gentille nounou à temps complet (jours et nuit réunis sauf le dimanche) vous attend pour vous chouchouter à la maison pour une somme modique comprise entre 400 et 600 Dollars.
2/ Voyager avec les miles acquis par Mon Chéri au cours de ses nombreux déplacements. Car, Singapour est la ville des conjoints d’expatriés solitaires la semaine, pour cause de déplacements professionnels nombreux. Pour ceux qui n’ont pas d’enfants ou des enfants autonomes ou une maid efficace (la revoilà), il y a bien sûr l’option d’accompagner Mon Chéri dans ses déplacements intra-Asie. Je l’ai fais bien souvent, c’est le pied… Comment acquérir des miles d’avion : http://www.singaporeair.com/saa/en_UK/index.jsp
3/ Se former dans les nombreuses institutions de prestige que compte la Cité Etat: un petit tour à l’INSEAD (à faire financer par sa boite avant de partir de préférence), apprendre le chinois (avoir un bon cerveau), peaufiner son anglais au British Council, se lancer dans les Beaux Arts à Nanyang Academy ou à Lassale College of Arts, fabriquer des bijoux ou devenir Coach (sauf que bientôt il y aura plus de coachs que de gens à coacher d’où problème)…. l’offre est grande et variée.
http://www.insead.edu/discover_insead/Newsroom/fr/2008_phd_sg_VF.cfm , http://www.nafa.edu.sg/, http://www.lasalle.edu.sg/
Là encore toujours prévoir un petit budget (certaines boites financent dans le cadre du soutien à la mobilité) et vérifier la qualité des enseignements fournis.
4/ Monter sa société, en deux jours l’affaire est réglée, après il faut travailler certes, mais on choisit ses dates de congés. Beaucoup le font, ça doit être un bon filon si on a une bonne idée, comme coach ou spécialiste de l’interculturel ! http://www.spring.gov.sg/NewsEvents/ITN/Pages/Singapore-a-great-place-to-start-and-grow-a-business-20100202.aspx
5/ Faire du bénévolat, extêmement valorisé par nos amis singapouriens qui vivent dans une logique anglo saxonne. Si l’on a la fibre pour le social, c’est le moment de se lancer : on est utile à aider les pays de la sous région sans mettre les mains dans le cambouis et l’on voit les horreurs de la guerre d’assez loin, ce qui n’est pas plus mal pour les âmes sensibles qui sommeillent en nous. http://www.nvpc.org.sg/pgm/others/nvpc_f_default_public.aspx
Celles qui rêvent de tout savoir sur les différentes cultures asiatiques n’hésiteront pas à devenir guide bénévole au Friends of Museum, où après une formation de haut niveau, elles pourront parfaire leur connaissance de la langue de Shakespeare en guidant des touristes et des singapouriens. http://www.nvpc.org.sg/pgm/others/nvpc_f_default_public.aspx
6/ Glander pour de vrai et jouer à l’archétype de la femme d’expat vu par ceux qui ne sont jamais partis : passer de la piscine à la manucure, après une pause massage et avant d’enchaîner sur un afternoon tea au Fullerton et une séance shopping sur Orchard. Revenir ensuite pour embrasser maternellement vos enfants chéris, qui vous attendront sagement dans leur lit, ayant dîné d’un repas bio, fait leurs devoirs, siroter un verre chardonnay en attendant le retour de MON CHERI!!!!!!!!
Pas de site à conseiller, il faudrait l’inventer…
7/ J’oubliais : s’abonner à Tartouille Expat et lire et relire ses fabuleux posts : http://expat.tartouille.com/, au passage merci à tous ceux qui sont déjà abonnés et à tous ceux qui me soutiennent !
Il parait que le fonctionnariat fait rêver, et comme c’est bien connu que les voyages forment la jeunesse, je pense que les emplois publics à l’international doivent être « The bon job à décrocher » pour tous ceux qui rêvent de voir du pays…
Première possibilité : passer les concours de la fonction publique et s’accrocher car beaucoup de candidats et peu d’élus (22 admis en 2010). Voici tout de même le calendrier des prochains concours :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/emplois-stages-concours_825/concours_2921/index.html
Deuxième possibilité, postuler pour être contractuel, on n’a pas le statut de fonctionnaire mais on peut voyager et peut-être qu’à long terme il y aura des possibilités de passer les concours plus facilement en interne, l’espoir fait vivre.
https://pastel.diplomatie.gouv.fr/transparence/internet/index.asp
J’ai donc poursuivi mon analyse de l’emploi public à l’étranger et en allant plus avant dans les offres contractuelles proposées, mon enthousiasme a été quelque peu modéré : il faut postuler dans la plupart des cas avant l’été 2009 pour des postes ouverts en septembre 2010. Soit il y a une faute de frappe sur le 2009 qui devrait être 2010, mais je ne pense pas vu qu’il y a quelques postes proposés avec dépot de candidature en 2010 (voir ci dessous Melbourne) . Donc, même s’il est trop tard pour postuler, je ne peux qu’admirer les services de la France à l’étranger pour leur sens de l’anticipation. Les recruteurs sur place doivent savoir d’expérience que les paperasseries administratives seront longues et laborieuses. (Sauf à Melbourne !)
Extraits et illustration du propos ci dessous, à gauche la date du début du contrat, à droite la date limite de candidature.
000412 ARGENTINE BUENOS-AIRES SCC ATTACHE DE COOPERATION 01-sept-10 07/08/2009
000413 ARGENTINE BUENOS-AIRES SCC ATTACHE CULTUREL 01-sept-10 07/08/2009
000408 ARGENTINE MENDOZA NSP DIRECTEUR D’ETABLISSEMENT CULTUREL 01-sept-10 07/08/2009
000403 ARGENTINE ROSARIO NSP DIRECTEUR D’ETABLISSEMENT CULTUREL 01-sept-10 07/08/2009
000457 AUSTRALIE MELBOURNE NSP DIRECTEUR ADJOINT AF 1er septembre 2010 15/03/2010
000465 AUSTRALIE SYDNEY NSP DIRECTEUR D’ETABLISSEMENT CULTUREL 01-sept-10 07/08/2009
010117 AUTRICHE INNSBRUCK A DIRECTEUR D’ETABLISSEMENT CULTUREL 01/10/2009 23/07/2009
000512 AUTRICHE VIENNE A AGENT COMPTABLE 01-sept-10 07/08/2009
000516 AUTRICHE VIENNE A ATTACHE DE COOPERATION EDUCATIVE 01-sept-10 07/08/2009
010269 AUTRICHE VIENNE SCC ATTACHE CULTUREL 01-sept-10 07/08/2009
000562 BANGLADESH DACCA NSP CHARGE DE MISSION 01-sept-10 07/08/2009
011485 BELARUS MINSK SCC ATTACHE DE COOPERATION POUR LE FRANCAIS 01-sept-10 07/08/2009
012229 BELGIQUE BRUXELLES NSP ATTACHE DE COOPERATION POUR LE FRANCAIS 01-sept-10 07/08/2009
000730 BENIN COTONOU A CHARGE DE MISSION (MEDIATHECAIRE) 01-sept-10 07/08/2009
Ce petit extrait des offres, uniquement dans le réseau de la coopération culturelle laisse rêveur, je ne pensais même pas que l’on pouvait être attaché de coopération pour le français à Minsk….situé au Belarus ??? On en apprend des choses !
Le plus dur sur ce site, c’est qu’à chaque fois que vous essayez de cliquer sur une offre issue de la liste, on vous informe que le site Web tente de fermer la page. Impatients, s’abstenir de chercher un emploi public à l’international, ou alors c’est une ruse informatique pour sélectionner les candidats les plus persévérants… Flûte, je viens de me faire piéger, j’étais simultanément en ligne en train de chercher le job de mes rêves.
Voilà, je suis reconnectée… et je viens de trouver la perle de cet inventaire d’emplois au Soudan : On peut y aller travailler comme chargé de mission spécialité Dessin. Ca m’a tout de suite fait rêver et en plus l’intitulé est magnifique : Chercheur à la Section Française de la Direction des Antiquités Soudanaises de Khartoum. Grandiose n’est ce pas ?
Ce n’est pas une blague, vérifiez en direct : https://pastel.diplomatie.gouv.fr/PostIt/PostItImprimerFiche.asp?TT_POSTE_TRAVAIL=010448&ID_PROCESS_OBT_FICHE_POSTE=MAE_P0004&ID_PROCESS_OBT_FICHE_POSTE_SOURCE=MAE_P0003
Le descriptif du poste est encore plus fabuleux :
Poursuite de ses propres recherches. (J’adorerais être payé à poursuivre mes recherches …)
Participation active au fonctionnement de la SFDAS (scientifique et administratif). (en gros ils ont besoin d’une assistance secrétariat)
Fouilles sur des sites archéologiques du Nord–Soudan. (Ca doit être laborieux avec la chaleur du désert, mais bon, il faut bien fouiller pour trouver )
Travaux éditoriaux. (sous le ventilateur !)
Contribution à la formation de cadres locaux dans le domaine de l’archéologie et de la recherche. (contact avec le local, échange interculturel, le pied !)
C’est typiquement le job qu’il me faudrait sauf que pour cela il faut avoir ça comme connaissances :
Formation dans l’une des disciplines de l’Antiquité de la vallée du Nil, de la Préhistoire aux royaumes chrétiens.
Formation en archéologie, en épigraphie ou en histoire. (Epigraphie Quesaco ??)
Connaissance de l’anglais. (J’ai !!!! mais c’est le seul point)
Connaissances en arabe parlé souhaitées.
Et voilà, comme je n’y connais rien à la préhistoire des royaumes chrétiens, je ne serai jamais la prochaine Indiana Jones du Ministères des Affaires Etrangères et je reste condamnée à continuer à écrire des Tartouilles. C’est bien aussi mais ça fait moins sérieux sur un CV …
26 janvier 2010 - Publié par Hélène sous Départ et installation, Travailler |
Singapour semble être l’Eldorado économique pour les européens, au vu de plusieurs messages que j’ai reçu me demandant « comment fait-on pour s’installer à Singapour ? »
Pour être franche, je n’ai pas eu à me préoccuper de ce genre de question, étant une bonne et gentille épouse qui suivait son Chéri. Ceci dit, j’ai pu observer plusieurs cas de figure, dans lequel chacun trouvera sa voie. Comme dirait Lao Tseu dans Tintin, il faut trouver la voie. A Singapour il faut d’abord trouver un visa, et là je renvoie sur la branche immigration (et oui on devient immigré en s’installant à l’étranger, chacun son tour) du site du Ministry of Foreign Affairs : http://www.ica.gov.sg/index.aspx
Ce que je ne savais pas avant d’y aller, c’est qu’il est possible maintenant d’obtenir un visa long terme pour chercher un travail une fois sur place. Jusqu’à présent j’avais plutôt vu des personnes qui venaient en touriste, et faisaient des saut de puces à Bali (il y a pire, c’est plus cool que l’ANPE) pour revenir ensuite avec une nouveau visa touriste. http://www.ica.gov.sg/page.aspx?pageid=172&secid=171 . Avec cette nouvelle formule plus besoin d’aller à Bali. Snif snif.
Voilà, il suffit donc de venir (pas forcément si facile mais bon, c’est vous qui êtes motivés sinon vous ne seriez pas en train de lire ce magnifique post) et de chercher voire même trouver ensuite un bon contrat local, bien payé, avec 20 jours de vacances par an et autant de Medical Leave, histoire d’avoir presque 4 semaines de congés, pour rester dans la Frenchitude Attitude (ceci les Singapouriens font pareil) Des pistes : http://expat.tartouille.com/2009/04/trouver-un-travail-a-singapour/
D’autres, la majorité des français ici, ont la chance de se faire directement envoyer à Singapour par leur boite d’Europe, mais finalement comme ils no’nt pas de problèmes de travail, on va donc les oublier pour le moment. Une parenthèse tout de même : dans les anciens français de Singapour, i.e ceux qui sont là depuis plus de 4-5 ans, on rencontre souvent des ex-expatriés qui ont basculé définitivement dans le contrat local en se faisant embaucher sur place et en démissionnant de leur boite d’origine. Un nombre non négligeable d’ex-expats choisit également de ne pas rentrer au pays de de monter sa boite sur place. Bref ce sont des pures aventuriers qui quittent le cocon douillet (de moins en moins cependant) de l’expatriation.
Mais le vrai aventurier est celui qui quitte tout en France et vient créer son entreprise directement. Là je dis RESPECT. Et ça peut marcher, un exemple, ma crêperie préférée, la crêperie Entre Nous :
http://www.entrenous.sg/entre-nous_creperie_crepe_singapore/homepage.html
Et surtout on n’oublie pas la formule aide, company set up, de la Chambre de commerce http://www.fccsingapore.com/index.php?id=66
et son réseau de gentils membres tout prêts à aider leurs gentils compatriotes (enfin ça c’est moi qui le dit, je m’avance peut-être un peu… je ne suis pas membre, aucun intérêt dans l’affaire) : http://www.fccsingapore.com/index.php?id=32
Voili Voilou, c’est peu mais c’est déjà ça, bonne chance à tous ceux qui vont arriver !
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